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  • Lovecraft: Nouvelles
    Le plus grand auteur de Science Fiction du XXème siècle. Une oeuvre grandiose, morbide et inspirée par les mythologies les plus insensées... Un écrivain magistral qui a inspiré de nombreux auteurs du monde entier, créant malgré lui le fameux "Mythe de Chtulhu", qui entraiait d'autres novelistes dans son sillon. Lovecraft nous a fait prendre conscience de phénomènes de société cruels tel la Chasse aux Sorcières qui sévissait aux Etats-Unis dans les années 20 et son cortège de peurs et de xénophobie plus ou moins refoulés, qui continue à faire des ravages aujourd'hui, sous des formes plus pernitieuse.
  • Choderlos de Laclos: Liaisons Dangereuses (les)
    Présenté sous la forme de lettres, ce véritable traité du parfait manipulateur se lit d'une traite. De Laclos nous entraine dans un univers où le cynisme est roi, les jeunes gens, livrés aux premois émois, sont des marionettes dont la fameuse Marquise de Merteuil et le vil Valmont tirent les ficelles... En plus d'une formidable source d'informations sur la société bourgeoise du XVIIIème, Les Liaisons, qui ont inspiré bon nombre de films traitant des visscitudes de la vie de couple, fait figure d'essai brillant sur le libertinage et la place de la femme dans le (beau) monde.
  • Arthur Schopenhauer: Essai sur le Libre Arbitre
    Enfin un ouvrage rigoureux et puissant sur la notion trompeuse et usurpée de Libre Arbitre. L'auteur, très influencé par les grands thèmes de la sagesse bouddhiste, est aussi et surtout un digne héritier de Kant. Magistral et définitif ! A lire aussi "Le monde comme volonté...". Un auteur dont la sagesse et la culture monumentale sont malhereusement restées quelque peu méconnues...
  • Lewis Carroll: Alice au Pays des Merveilles
    On ne compte plus les oeuvres (films, livres...) qui se sont inspirées de l'oeuvre du regretté Lewis Carroll. La galerie de personnages qu'il a imaginé est l'une des plus loufoque et jubilatoire de toute la littérature. C'est surtout un précurseur de l'experience psychedelique, du voyage intérieur et peut-être même de la psychanalyse. Lewis fut photographe, logicien, essayiste, poète en un mot un magicien du réel hors pair.
  • Proust: A la Recherche du Temps Perdu
    Une véritable encyclopédie de l'amour qui consacre la valeur du passé dans les rapports humains. En même temps, une oeuvre colossale, lucide, depeignant les moeurs de la société française de la Belle Epoque. Plus que jamais d'actualité. Armez-vous de patience, c'est long mais Dieu que c'est bon !
  • Verlaine: Poèmes
    Mon préféré, Impression Fausse : son "Dame souris trotte..."... On ne peut pas lire Verlaine sans connaitre un minimum l'oeuvre de Rimbaud. Un poète magistral, abrité dans un corps grotesque.
  • N'importe: Zen
    Procurez-vous un livre sur le Zen, si possible axé sur la position et l'attitude à adopter pendant la méditation : laisser-passer... Indispensable bol d'air dans notre monde de brutes...
  • Saint-Exupery: Petit Prince (le)
    Une métaphore sublime traitant de la fin de l'enfance et de l'amour/amitié. Entrainez-vous à dessiner un mouton, on pourra vous le demander un jour !
  • Walpola Rahula: Enseignement du Bouddha
    Un ouvrage de référence sur le Boudhisme qui se refère aux textes retranscrits en sanscrits, qui figurent parmi les plus anciens...
  • Nietszche: Ainsi parlait Zarathoustra
    Incontournable pour saisir l'allégorie du Retour vers Soi, selon le penseur Allemand, ont le concept novateur de Surhomme a malheuresement été largement devoyé...

Lady Disque

  • Dire Straits: Brother in Arms
    Le top 50 français n'a cessé de placer les tubes rock de Dire Straits, comme Money for Nothing ou Sultans of Swing au premier plan. Mais il ne faudrait pas oublier les "slows" incroyables que sont "Private Investigations" ou "Brother in Arms" qui nous montraient un Marc Knopfler désabusé et mélancolique. Des performances de guitariste époustouflantes, qui compensaient largement sa voix usée par les mauvais traitements ! Mettez la main sur les Lives !
  • Led Zeppelin: The Song remains the Same
    Les performances en Live du groupe de Robert Plant sont tout simplement incontournables. Tout fan de Hard ou de Métal ne peut que rendre hommage au groupe mythique de la scène Rock des années 70s. L'energie de Jimmy Page et le talent de Plant ont permis à ce groupe de caracoler en tête des charts à l'époque, mais il ne faudrait pas négliger la participation des orgues, emmenée par un John Paul Jones inimitable ! Vous n'avez pas encore emprunté l'Ecalier vers le Paradis ? Foncez !
  • Depeche Mode: Catching up with Depeche Mode
    Le groupe qui a donné sa marque au son des années 80s. Un usage judicieux des synthés, de la mélodie, du coffre, des concerts dans des stades, des muscles et un petit air de Crooners branchés ont fait de Depeche Mode le groupe qui fit fondre des dizaines de milliers de midinettes, se trémoussant sans répit sur "Just Can't Get Enough" (oui, bon OK, je me trémoussais aussi) ou se pâmant sur "Shake the Disease". A noter une transition vers les 90s pas trop mal négociée, dans l'ombre de U2...
  • Kinks (the): Something Else
    Quelque peu mis à l'écart par la concurrence, ce groupe des années 60 savait pourtant concilier lyrisme et humour caustique. Something Else est l'album de la maturité, dans lequel guitares, voix et piano collent parfaitements aux textes pince-sans-rire de Ray Davis. A découvrir également l'album "Arthur: The Rise and Fall of the British Empire".
  • Simon & Garfunkel: Collected Works
    S&G, ce sont 2 guitares et 2 voix parfaitement coordonnées... Les thèmes de prédilection de Mr Simon sont le voyage, la foi, la solitude, l'exil, l'amitié, la bonté, la vie et les doutes de simples citoyens américains... Un duo dont la maitrise instrumentale est remarquable, égrénant de superbes ballades faisant la part belle à la poésie... Ne manquez pas les albums solos !
  • Pink Floyd: Saucerful of Secrets (a)
    Inspirés par leur mystérieux chanteur Syd Barrett qui s'éclipse rapidemment, les Floyd nous livrent des melodies épurées, gravitant autour de l'experience psychedelique. Un son inédit pour l'époque et un avant-goût des fameux morceaux planants à rallonge, caracteristique du long règne des Flamands Roses. On est encore à l'abri du déluge de synthés commercial que la pop nous prépare...
  • Beatles (the): White Album
    Une série de ballades finement ciselées, drôles et parfois cyniques. Chaque Beatle tente de se surpasser et un Harrison qui n'est pas en reste. Sans oublier une instrumentation authentique parfaitement maitrisée, grâce au maître Georges Martin. A écouter et réecouter !
  • Rolling Stones (the): Exile on Main Street
    La claque blues des Cailloux qui Roulent. Un album misogyne et intemporel. Les cuivres sur cet album aux tendances R&B sont omniprésents.
  • Lou Reed: New York
    La descente aux enfers version américaine par le créateur des Velvet Underground. Un album d'une maturité et d'une clairvoyance rares. L'humour et la désinvolture de Lou toujours au RDV. Un must !
  • Beatles (the): Abbey Road
    Un des dernier albums du groupe myhtique de Liverpool. 2 parties pour ce sublime disque : Une série de hits en puissance dont le lancinant "She's so heavy..." de Lennon, et un long medley, agrémente de solos de batterie et de guitare remarquables. Pour un voyage nostalgique, qui semble celebrer la fin des Sixties, quoi de mieux que profiter de l'inspiration géniale des 4 Garçons dans le Vent !
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Préface des Poèmes

-[ GERÇURES DU JOUR ]-

*-Poésie Proverbiale en Quatre Temps-*



Il y a un temps pour tout. Il y a une saison pour chaque type de climat, et un tempo particulier pour les celebrations et pour l'ivresse, naturellement. J'ai le plaisir de vous présenter un reggae toussotant, parsemé de logorhée lyrique, inspiré par le Surréalisme, la musique psyché et funky des années 60 - 70s, la littérature classique, la vie de bohème de nos prédécesseurs -(de Verlaine à Appolinaire)... quelques modestes poèmes indiquant le nord tout en fleurant bon la truffe du Périgord.


Malgré le penchant que je vous devine pour le Romantisme, puisque vous prenez le temps de lire ces lignes et que "le temps, c'est de l'amour" (P. Obispo). je ne vous gratifierai pas d'historiettes d'amants enlacés, les cheveux dispersant leur senteur ambrée au vent mauvais, qui fuient sur un même destrier un Spleen ayant pour origine un differend avec leurs beaux parents sur le choix du papier peint de leur couche commune.

A propos d'imaginaire, serait-ce mère Nature elle-même, qui nous aurait susurré, à nous autres privilégiés poètes la chose suivante, lors d'un serein pelerinage en forêt : 'Suis le tracé du vol d'une libellule avec ton doigt, et tu pourras imaginer très nettement les contours du corps de la femme qui accapare tes pensées se dessiner et prendre forme sous ton regard surpris ?'

Le poète ne fait-il que de transcrire les rêveries inconsistantes qu'éprouvent des personnes de sa connaissance dans une demi-inconscience ? L'état mélancolique - (qui rime avec narcotiques, avec bucolique...) semblant se dégager de ces pages est un "truc" d'auteur lui donnant la possibilité de s'identifier plus formellement à ses personnages, afin de déjouer les éventuelles tricheries dans leurs jeux respectifs. Aussi, ne vous étonnez pas de déceler dans ces lignes un certain flegme d'inspiration britannique.

Il peut également m'échapper de temps à autre une note d'humour noir. Ne vous en formalisez pas ! Souvenez-vous que les mexicains, eux, savent se distraire pendant leurs rituels funéraires. L'authenticité des sentiments des protagonistes dont on conte les aventures qui risquent leur existence à chaque strophe, à qui l'ont prête un corps, une conscience et un langage intérieur le temps d'un poème, se doit d'être irréprochable. Chacun d'entre eux ne disposant en effet que de la lucidité et de l'autonomie que d'un seul homme.

Une fois le décor planté, étape qui relève donc plutôt de la fantaisie, cette réalité alitée cède alors le passage au quotidien, plus organique et plus rugueux, qui s'impose à tous, avec son lot de bons sentiments, d'espiègleries, parfois sincères et bienveillants mais le plus souvent éphémères et trompeurs.


Alors doit-on suivre la recommandation implicite de la chanson de Cabrel, "Quand j'aime une fois, j'aime pour toujours ?" Pour ma part, je le crois ! Quand on aime, il faut sans doute se tenir à carreaux, mais pas derrière des barreaux. C'est tout le défi du poète, équilibriste du Désir. Il ne doit quitter l'imperméable quelque peu austère du privé aux aguets que lorsque, alerté par un signal sans équivoque qui lui parvient dans un éclair de lucidité, il doit presser le pas, passer la seconde, comme on dit ! Dès lors, son coeur palpite, sa respiration se fait haletante, et les mots vibrent dangereusement au rythme du marteau du sang de ses veines. Il se tient bientôt devant celui ou celle qui le révélera au monde, qui occupera peut-être une place prépondérante dans sa vie.

D'ailleurs, cher Internaute noctambule énamouré, n'est-il-pas vrai que, s'il y a bien une danse dont on ne perd jamais le pas de base, c'est bien celle de la séduction ? Elle semble gravée dans notre inconscient depuis la Nuit des Temps. Que nos pensées seraient fades sans sa magie, sans le charme inaltérable des premiers regards complices échangés ! Mais au delà du plaisir non dissimulé de vous délecter d'odes amoureuses ayant un air de déjà vu, vous pourriez avoir aussi envie de déclamer votre propre prose devant ceux qui, communément , filent la rage, les boules ou encore la pétoche. Supérieurs grincheux, époux intransigeants, oiseaux de nuit masqués par de noires lunettes, personnalités agacées par les assauts incessants de la presse.

La poésie est un excellent exutoire pour les profils 'marginaux', Tout comme le Blues pourrait l'être. Toutes les insatisfactions et les futilités de la vie peuvent s'y épancher, et retrouver ainsi la place qui leur convient le mieux : Au dehors ! Je vous encourage à vous essayer à ce type de composition ! Je suis prêt à vous aider à améliorer votre prose, à l'aide des quelques connaissances linguistiques et grammaticales que j'ai cru avoir accumulées au cours de ces années de bourlingage littéraire.


Ecrire constitue un bienfait pour affirmer sa personnalité, et retrouver son équilibre émotionnel. C'est particulièrement le cas lorsqu'on est "sur la brèche". Depuis l'invention du papier, il serait malvenu de se priver du plaisir d'enrichir un journal intime, ne serait-ce qu'épisodiquement. Faire pétarader sa vieille meule, puis détaler après avoir inscrit un sigle baveux sur le mur grisâtre de sa cité, n'est plus dans le coup depuis l'avènement de la Toile.

Le poète moderne peut lutter pour sa cause en se servant, parfois à l'improviste, de moyens d'expression modernes comme les Blogs ou Weblogs. Il songe à se faire une place parmi les divers chroniqueurs de la Toile. Le poète propose de réaliser quelque chose - (dans le sens de prendre conscience) au nom de sa propre légitimité d'exister, dans les limites qu'imposent la concision et la musicalité de sa langue de prédilection.

Même s'il l'enjolive, il milite pour une vérité avec souvent la même détermination que ses mentors dont il admire l'art et la manière de gloser. Cette expression énergique renforcée par des convictions inébranlables, il peut l'accompagner de riffs exacerbés sur un instrument à cordes électrifié, lorsqu'il aura loisir de renouer avec le rebelle attardé qui sommeille au fond de lui. En effet, réhabiliter son identité, après avoir déambulé dans des rôles curieux et denses S'être ainsi impliqué corps et âme dans la création des reveries de ses compagnons laisse nécessairement des traces.


Ce geste mental, littéralement "se changer", pourrait être comparé à celui que ferait un maraîcher qui endosse sa blouse de bon matin. Il doit s'agir d'un geste routinier et assuré... Victor Hugo n'écrivait-il pas: "l'utopie, c'est la réalité de demain !" ?

La prose légendaire du poète et j'ajouterai de certains écrivains et compositeurs divinement inspirés nous émeut viscéralement et nous élève. Aussi, les livres, où l'écrit est conservé en feuillets libres au départ épars, puis reliés en volumes, au demeurant fragiles et peu écologiques seront-ils un jour brûlés ou bien se verront niés dans leur forme, comme dans le roman d'anticipation 'Fahrenheit 451'. Ou encore seront-ils - (plus vraisemblablement) rendus caduques par la numérisation effrénée... Faut-il protéger la poésie comme on le ferait pour une espèce menacée de disparition ? Reprenons et détaillons ensemble le rôle du poète. Par quels sentiers sinueux veut-il mener notre conscience récalcitrante?

Le poète, prend son entourage à témoin, tout en s'efforçant de dépasser les limites de la portée de l'instant. Du coin de l'oeil, Il observe fébrilement le versant visible de l'éternité. Occasionnellement, Il aime s'interroger sur place qu'il occuperait dans un Parnasse factice et grandguignolesque. Son verbe n'est que subjectivité, une esquisse fulgurante faisant la synthèse de son vécu, de ses perceptions immédiates, et de son inspiration fertile. Empreint de réalité mais teinté d'imaginaire, son poème n'est qu'une ombrelle passagère photosensible flottant mollement au dessus du décor, humidifié de quelques larmes (de crocodile ?) s'écoulant du visage de son porteur, ravi...


Un océan qui s'étend à perte de vue, accompagné du bruissement revivifiant des vagues, mêlé aux embruns lui fournissent l'occasion de recharger sa mémoire de souvenirs immuables. Les signes qu'il met en oeuvre prennent naissance et trouvent un sens dans son esprit astucieux et facétieux. Ils semblent luire dans son sillage tels des haleurs émanant d'un talisman antique, exposé à la vue seule de certains initiés, diffusant dans un songe une surprenante aura hypnogène.

Le souvenir de l'ondulation fauve et racée d'une muse à la peau satinée déambulant dans son antre douillette demeure quasi-réel dans le grenier de ses souvenirs, qu'il met sens dessus dessous par demi-périodes - (cf. la mesure de la radioactivité) afin d'agrémenter et de diversifier sa prose échevelée. Composer un poème se conforme à l'expression suave et simple de son attachement / détachement face à la vie, à l'émancipation irrésistible et singulière de sa curiosité.

Curieux il l'est, mais il peut aussi parfois se montrer désinvolte, il devient insensible aux imprécations fatalistes et désobligeantes de ceux qui prétendent personnifier sa bonne conscience. La singularité et la cordialité désinhibée de ses manières, pourtant policées ne manquent pas de susciter des réactions de réprobation en société. Dans cette perspective, la beauté ne peut être pour lui qu'une invention, humaine - trop humaine - produit salutaire et intemporel d'une conspiration débridée formée de trolls affamés et de fées virevoltantes. Sans elle, il y perdrait ses lutins. -(son latin, pardon). De plus, sans ce goût commun, l'esthète qui cogite en chacun de nous demeurerait perplexe à chaque nouvelle approche de cet art quelque peu désuet.


A ce propos, ni le poète ni même l'écrivain ne sont des Dandy, en dépit du questionnement autocritique et de l'humanisme militant dont ils se targuent parfois. Si un auteur prétend détenir une culture littéraire minimale, il respecte avant tout la complémentarité qui existe entre les différentes productions de l'esprit - (romances, nouvelles, illustrés...) dont il profite - (il en préfacera peut-être certaines un jour) pour se servir comme un terrain (et un terreau) d'inspiration. Aussi, assistons-nous à un engouement typiquement "esprit Saint Germain" pour cette nouvelle forme de joute verbale entre les deux sexes.

Cet attrait nouveau pour la composition a toutes les raisons de rendre notre inspiré poète fort enthousiaste. En effet, il aime se compter un cercle d'intimes privilégié(e)s à qui sont parfois adressées ses flèches de Cupidon, au moment même où elles sont décochées ! Il en recueille d'ailleurs parfois des réponses disproportionnées ! Sa passion le prédisposerait-t-il à faire des émules ? Ses écrits, y compris les plus provocants sont donc, par l'effet de cette mode, quelque peu à l'abri de l'oubli (volontaire ?), de la critique approximative des "honnêtes gens" des milieux autorisés, volontiers édifiantes de fatuité.

Le suivant et non des moindres de ses caprices, c'est sa fantaisie amoureuse parfois exubérante, qui consiste à s'emparer de la rumeur enflant autour des chassés-croisés fripons que pratiquent alentours ses congénères les plus tapageurs. Ceux qui et celles qui, à tout bout de champs (de chanvre ?), participent à la cueillette des Fleurs du Mal, au milieu de feuilles d'automne se dispersant dans un tourbillon monocorde. Les planches (pourries ?) sur lesquelles se déroulent les drames qu'il a précédemment décrits ont accueilli son pas sûr. L'attention que le public accorde à ses personnages enorgueillis, participe au sentiment de familiarité qu'ils inspirent lorsqu'ils communient béatement avec la nature (leur(s) nature(s)) et leurs semblables.

Le poète se prendrait-il pour un passager clandestin de sa propre vie ? Il mue et s'adapte, suivant le rythme immuable des saisons, s'efforçant de se prononcer sur les cycles de la destinée, à la manière d'un chiromancien. Se serait-il vu offrir le don de d'ubiquité artistique, par quelque divinité Dionysiaque qui correspondrait par télépathie avec son personnage empreint de bonhomie. Il se laisse volontiers entraîner par une foule bigarrée, vers des pays où la fraternité et la clameur unanime des peuples dotés en théorie du droit de disposer d'eux même, prendraient un sens commun, et non plus un sens interdit.


En effet, il se plait à penser que, quelque part, par dela l'arc-en-ciel, le beau et le bien coexistent en parfaite harmonie à la manière dont le concevait Platon et ses disciples dans leurs entretiens. Cet humanisme mesuré, pas si abstrait, il le conçoit comme un tremplin spirituel pour les générations à venir; Ses enfants se verraient ainsi indiquer le plus court chemin vers la félicité - (mène-t-il lui aussi à Rome ?) qu'on appelle la 'Route pour la Joie'.

Ayant (dé)lestés ses compagnons de nourriture spirituelle, les ayants oints d'huile de sainteté - (ou d'huile de Monoï?), il part en leur compagnie à la rencontre de leur Alter Ego. Au loin, une Corne d'Abondance, retrouvée par chance dans les environs de la vallée de Roncevaux, vibre à la manière d'une trompette nostalgique, mais néanmoins puissante. Ses notes virevoltent et détonnent délicatement, au sein d'une luxuriante et périlleuse savane, preservée des engins barbares de l'homme, décidément plus Homo Erectus que Sapiens.

Permettez-moi pour clore cette préface tonitruante (le tort tue-t-il ?) de lever mon calice à moitié vide (ou à moitié plein ?) aux cieux, saluant hardiment mes aïeux, droit dans les yeux ! Je vous souhaite à toutes et à tous une agréable lecture, une traversée du Sahara sans encombre. - (OK...de nuit, si vous y tenez !) Ménagez votre santé pour l'année qui vient; accueillez en votre sein cette prière destinée à vous, internautes, et à vos proches, qu'ils soient bien portants, ou dans l'embarras.

" Que chaque jour pétille en votre âme comme le ferait la sirupeuse liqueur d'un champagne rosé préalablement placé au frais ! " Et aussi, que l'amour, la 'scoumoune' et la joie vous accompagnent tout au long du périple turbulent qu'est la vie ! Qui affirmait avec raison qu'il n'est pas de plus grand malheur que de laisser mourir le rire dans son coeur ?

Deleauvive (c) 2007 / 2008 Paris - FRANCE

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  • Paul Thomas Anderson: Magnolia
    Le destin entrecroisé de quelques personnages partageant la nécessité de se remettre en question à un moment de leur vie. Tom Cruise est étonnant dans ce rôle de macho qu'il doit finalement abandonner à cause des assauts répétés d'une journaliste incisive. Julianne Moore est de la partie (de jambes en l'air ?). Un film plein de sens qui nous ramène face à nos prises de conscience.
  • Bryan Singer: Usual Suspects
    Avec Kevin Spacey, plus fourbe et faux-jeton que jamais. Au fur à mesure que se dessine la trame du complot qui lie les 5 malfrats, on est assommés par des scènes d'action d'une rare violence et d'un réalisme sordide... L'argent ramène les protagonistes du film à la déchéance et un seul d'entre eux s'en sort indemne... A voir et à revoir...
  • Peter Jackson: Seigneur des Anneaux
    La Communauté de l'Anneau est mon preferé des 3. De l'aventure, de l'action, un aperçu de la vie paisible de la vie des hobbits, l'arrivée du mal personifiée par ces affreux chevaliers noirs quasi-indestructibles répandant la peur et la désolation, Gandalf en Merlin bon et usant de ses pouvoirs avec sagesse, de l'honneur, de l'héroïsme, une quête halentante et perilleuse, une Elfe immortelle mais bandante (hé ho, du calme, je veux dire par là que son courage fait bander l'arc de Legolas)... Bien trop riche pour pouvoir être décrit en quelques lignes. Il est recommandé de lire le livre avant de voir la trilogie. Merci M. Jackson !
  • Ridley Scott: Gladiator
    Un film sombre et saisissant. Des scènes de combat sanglantes et inoubliables. La detresse de Maximus nous transporte autant que ses exploits. Enfin, une bande-son qui n'est pas en reste !
  • Robert Zemeckis: Retour vers le Futur
    Retour vers le Futur, premier volet d'une trilogie mémorable, sera suivi par Retour vers le futur II (1989) et Retour vers le futur III (1990).
  • Goscinny & Uderzo: Asterix et Cléopâtre
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  • Jim Sharman: Rocky Horror Picture Show (the)
    LA Comédie Musicale du XXeme siècle, tout simplement... Eblouissant et subversif... Comment décrire ce déluge de clins d'oeil à ce que le cinéma a produit de plus kitch ?... Comment résister au porte-jaretelle de Frank'n Furter, au charme ingénu de Janet, à la virilité pataude de Brad, aux surprenantes choregraphies des "unconventional conventionists" dont celle du famaux "Time Warp", aux muscles luisants de Rocky, au meurtre du rocker Meat Loaf, à la parodie de narration Hitchcokienne. Tim Curry campe un hôte "transsexuel" à la sensualité débordante mais aussi jaloux, capricieux, cruel et exclusif...Sa reception dans ce lugubre manoir va rapidemment dégenerer, pour note plus grande joie. De plus, la bande son est un régal. Foncez !
  • Quentin Tarantino: Pulp Fiction
    Palme d'Or du Festival de connes (hi hi!) de 1994, Pulp Fiction et sa bande son ont été propulsés au rang d'oeuvres cultes. Outre la nécessité de le revoir pour comprendre le synopsis au découpage particulier, on pourra noter les scènes d'antologie suivantes (dans le désordre, forcement) : La scène ultra-violente dans la boutique de Z avec le Gimp, la scène pendant laquelle le "Wolf" aide les 2 maladroits à nettoyer la voiture souillée de sang et de lambeaux de chair, le sauvetage de l'overdose de Mia par Travolta, la discussion du début au sujet des hamburgers, le hold-up dans la caféteria... Drôle, cynique, impudique et décalé à souhait... On en redemande ! Déconseillé aux moins de 16 ans.
  • Ridley Scott: Blade Runner
    Encore une nouvelle de Philip K. Dick magistralement adaptée au cinéma. Bande son de Vangelis et univers retro éblouissant, un Harrison Ford en flic désabusé qui fait l'experience de la solitude en milieu urbain, vaillant mais largement dépassé par les evenements, une enquête prenante, sur fond d'animaux mutants qui disparaissent... Vous pourrez même découvrir un quartier chinois futuriste, des "réplicants" revenchards, la pluie et le vide au dessous des véhicules volants qui patrouillent renforcent cette impression de désolation... "Do android dreams of electric sheep ?" Le jeu PC est parfait, le tout, nouvelle y compris, est à redécouvrir d'urgence !
  • Paul Verhoeven: Total Recall
    A voir rien que pour les cuisses de Sharon Stone. Scénario en beton, acteurs hors du commun, un humour inhabituel pour un film de SF, de multiples rebondissements, une dimension mystique, de bons effets spéciaux, les agences de voyages qui vous lavent le cerveau pour vous faire rever, un Scharzy inspiré qui s'improvise agent secret, plusieurs niveaux d'interprétation possible, ce film est un pur chef d'oeuvre.

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